Dans ce rendez-vous hebdomadaire, organisé par Ma Lecturothèque, je vous ferai part des premières lignes de romans qui me font considérablement envie…
Pour cette semaine, j’ai décidé de vous présenter les premières lignes du roman « La Paix qu’importe le Prix », tome 1 de la série « Icarus Fall », écrit par Delinda Dane et Lyly Bay et édité chez Michel Lafon !

« Aujourd’hui est un grand jour. Même si je n’avais pas passé mes dix-sept premières années de vie à m’y préparer, je le devinerais à l’effervescence qui agite le palais, alors même que le soleil n’est pas encore levé. Tous les sujets âgés de dix-sept ans sont en effet attendus à la Citadelle ce jour afin de déterminer leur avenir. Quelle que soit leur enclave d’origine, qu’importe s’ils viennent du premier, du deuxième ou du troisième cercle de celle-ci. La Citadelle, cette enclave centrale où résident les Souverains durant leur règne, est pour l’occasion décorée dans ses moindres recoins aux couleurs des sept familles fondatrices du Nouveau Monde d’Olympus. Chacune dirige l’une des sept enclaves périphériques, les Solarys, les Zephra, les Eryndor, les Morrow, les Nexis, les Iverson…Et les Seraphel, ma famille. Après tout, ce n’est pas souvent que nous accueillons des dizaines de milliers de visiteurs à la Citadelle. Seulement le premier jour de chaque année. Tirée à quatre épingles, j’arpente les couloirs qui mènent aux quartiers les plus sécurisés de l’enclave centrale. Les gardes royaux restent immobiles à mon passage, pourtant, je les sais sur le qui-vive. Un intrus ne pourrait pas effectuer plus d’un pas sans être maîtrisé sur-le-champ. Leurs uniformes blancs à col montant, brodés de fil d’or, sont rehaussés de deux épaulettes dorées en forme d’ailes. Un bras le long du corps, l’autre près de leurs armes rutilantes rangées dans leurs fourreaux, ils assurent la protection de la Citadelle de jour comme de nuit. Sélectionnés par la Souveraine elle-même parmi l’élite des forces de l’ordre, les gardes royaux sont les seuls, à travers tout Olympus, autorisés à porter des armes à feu. Ces inventions de l’Ancien Monde ont joué un rôle majeur dans l’apocalypse, si bien qu’elles sont strictement prohibées pour le reste des citoyens. Arrivée à destination, je prends une profonde inspiration et tire sur le col étroit de ma chemise. Mon nouvel uniforme n’est pas très confortable, mais il faudra bien que je m’y habitue. Je l’ai reçu il y a deux jours, la veille de mon dix-septième anniversaire. Si tout se déroule comme prévu aujourd’hui, j’intégrerai l’Académie d’Icarus dès ce soir et je devrai porter une tenue similaire chaque jour de mon cursus. La même jupe, les mêmes chaussettes hautes, le même blazer, cette fois brodé du blason de l’université. Avec un peu de chance, la matière de la chemise sera moins rigide que celle que je porte actuellement…Avec un peu de chance, tu seras encore en vie à la tombée de la nuit, Rose. Du bout des doigts, je vérifie que mon chignon est parfaitement serré. Puis je tape deux coups secs sur l’immense double porte qui se dresse face à moi. »
À la semaine prochaine pour découvrir de nouvelles premières lignes !