Éditeur : Auto-édition
Date de sortie : 25 mars 2023
Page : 235
Prix : 15,81€
La note de Julia : 10/10
Résumé
Cité de Fribourg, an de grâce 1351. Voilà un an que Thomassin Von Knochen, malgré lui au service du Conclave et des mages, est hanté par les événements survenus à Herzee-le-haut. Séparés de leur ami et forcés d’intégrer la prestigieuse Academia, Sarah et Albrecht recherchent la clé qui leur permettra de déchiffrer le manuscrit maudit subtilisé à Conquête. Loin à l’Est de l’Empire, une menace plane sur les montagnes de Bohême et les cadavres se multiplient. Le chasseur de spectre et ses acolytes vont devoir agir. C’est sans compter sur le Conclave, qui insiste pour qu’Otto, l’arrogant mage de feu et Génovéfa, la puissante mage de terre, les accompagnent dans leur périple. L’immortel strigoï se cache-t-il derrière ces morts soudaines ? Une créature encore plus dangereuse se dissimule-t-elle dans les ombres ? Alors que les luttes de pouvoir déchirent le monde des hommes, les puissances obscures tendent leur piège qui menace de se refermer sur le chasseur. Les morts veillent, les monstres surgissent, les ténèbres grandissent…Et si la pestilence n’était pas l’ultime fléau ?
L’avis de Julia
Une suite incroyablement prenante !
Tout d’abord, merci à Anaïs Guiraud pour ce partenariat.
Après avoir beaucoup aimé le premier opus, je ne pouvais passer à côté de cette suite, que j’ai absolument dévorée.
C’est avec bonheur que nous retrouvons cet univers tout à fait atypique, entre un cadre historique véridique, formidablement documenté, au cœur du 14ème siècle et de son épidémie de peste noire dramatique, puis d’autre part, un folklore fantastique, lui aussi parfaitement travaillé. Dans cette suite, nous allons parcourir les routes d’Europe de l’Est, mais aussi en découvrir plus sur ses légendes, sur certaines des créatures qui peuplent les mémoires, les malédictions et les croyances de toute une population, qui préfère parfois se rallier à une religion, mais pire encore un certain fanatisme, plus dangereux encore que toutes les créatures qu’ils diabolisent. Il faut bien dire que cette nouvelle aventure va mettre notre petite troupe à rude épreuve, eux qui ont tant évolué au cours de l’année écoulée, eux qui ont dû travailler en collaboration avec le Conclave, non par choix, seront envoyés dans une mission pleine de mystères et qui semblent cacher quelques secrets, ainsi, si nous retrouvons avec bonheur Thomassin, Albrecht ou Sarah, c’est aussi le cas de l’antipathique Otto, accompagné de Génovéfa, dont nous faisons la connaissance. Une fois de plus, notre groupe devra composer avec les forces du mal qui les entourent, mais aussi avec les caractères de chacun, plus encore, l’enquête qu’ils vont mener va les entraîner sur une piste qu’ils ne s’attendaient pas à retrouver si tôt dans leur parcours et le danger sera plus présent que jamais, la mort planant plus fort encore au-dessus de leur tête. Ainsi, Anaïs Guiraud nous livre une fois de plus, une intrigue d’une minutie extraordinaire, parfaitement travaillée, d’une écriture remarquable de détails et d’immersion, elle nous propulse au cœur d’une enquête qui va nous livrer nombre de ses secrets, mais également qui nous permettra de nous attacher encore plus à ces héros aussi atypiques, qu’éclectiques, pour notre plus grand malheur, tant leur destin se révélera bien sombre.
« Il aurait tout donné pour qu’ils demeurent ainsi figés dans cet instant au goût d’éternité, sans malédiction, sans devoir à accomplir, sans monde à sauver. »
En bref : Maléficience, c’est un second tome plus intense encore, si c’est possible, qui nous fera voyager sur les traces du folklore fantastique de l’Europe de l’Est, peuplé de légendes et de créatures extraordinaires, parfois effrayantes, mais jamais autant que l’ennemi principal de notre groupe, dont la présence sera toujours là, une aura malfaisante prête à mettre en péril le destin de nos héros !
