Premières lignes (168)

Dans ce rendez-vous hebdomadaire, organisé par Ma Lecturothèque, je vous ferai part des premières lignes de romans qui me font considérablement envie…


Pour cette semaine, j’ai décidé de vous présenter les premières lignes du roman « The Other Brother », écrit par Tierney Page et édité chez Milady !

« Je baisse les yeux pour admirer la bague qui scintille à mon annulaire sous la douce lueur ambrée du plafonnier de ma chambre. Il s’agit d’un solitaire rond de deux carats, très classique, d’une élégance intemporelle. Exactement le choix que j’aurais fait moi-même. Quatre mois se sont écoulés depuis que Lucas m’a demandée en mariage et depuis, j’évolue dans une bulle de pur bonheur. Tous les plans de mon existence semblent enfin s’aligner. Je pousse un soupir et frissonne en remontant la fermeture à glissière de ma robe, puis me tourne vers le miroir pour étudier mon reflet. Mes boucles auburn tombent sur une épaule pour s’achever en cascade dans mon dos. Ce soir, à part ma bague, je ne porte qu’une paire de grandes créoles en or. Pour compléter l’ensemble, j’ai choisi de jolis escarpins à lanières dorées qui m’ont coûté bien plus que je suis prête à l’admettre. Ce sont mes fiançailles, après tout, et je me suis dit que j’avais bien le droit de me faire plaisir. Ma robe noire mi-longue en soie moulante épouse mes formes comme une seconde peau. Je me sens sensuelle et féminine. La coupe me dénude les épaules, ce qui met en valeur le highlighter couleur champagne saupoudré sur mes clavicules, qui scintillent discrètement sous la lumière. Mon maquillage est naturel, selon mes goûts. Un rouge framboise foncé ajoute de la couleur à mes lèvres et une touche de mascara noir fait ressortir la teinte claire de mes yeux bleus. Je termine par un nuage de mon Chanel préféré, délicieuses notes de vanille et de musc. Je sais que le noir n’est pas le choix le plus gai pour fêter des fiançailles, mais c’est la couleur dans laquelle je me suis toujours sentie sûre de moi et sexy. De plus, elle offre un aspect pratique non négligeable, le noir absorbe les taches et, vu ma maladresse proverbiale, porter du blanc aurait été une invitation au désastre. La porte s’ouvre et mon sourire s’élargit tandis que je me retourne. C’est Lucas et, comme toujours, il est à couper le souffle. Du haut de son mètre quatre-vingt-quinze, il en impose. Ses cheveux châtains sont impeccables, un peu plus courts sur les côtés. Il porte un costume noir et une chemise blanche sur mesure qui mettent parfaitement en valeur son torse musclé. Ses chaussures sont aussi élégantes que le reste de sa tenue. Il me dévore des yeux à son tour. »

À la semaine prochaine pour découvrir de nouvelles premières lignes !

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