Éditeur : Auto-édition
Date de sortie : 20 mars 2026
Page : 486
Prix : 20€
La note de Julia : 10/10
Résumé
Dans l’antre des Borgia, chaque choix est un piège. Rome, 1497. Graziella, jeune guérisseuse arrachée à sa campagne, découvre l’univers somptueux et vénéneux du Vatican. Dans les couloirs du pouvoir, elle croise le regard des Borgia, Cesare, stratège impitoyable. Lucrezia, charme et poison mêlés. Juan, lion cruel promis à la chute. Alliances masquées, poisons subtils, jeux de séduction et de pouvoir, Graziella n’a d’autre choix que de survivre. De soigneuse, elle devient stratège. De victime, elle devient témoin. Jusqu’à ce qu’un crime bouleverse l’équilibre fragile de la cour papale.
L’avis de Julia
Un roman historique absolument passionnant !
Tout d’abord, merci à Céline Saint-Charle pour ce partenariat.
Une couverture qui donne le ton, pour un roman duquel je ne pouvais passer à côté et que j’ai tout particulièrement aimé.
Vous le savez, je ne suis pas une grande amatrice d’historique, pourtant, je fais exception à de rares occasions, celle-ci en fait partie et bien m’en a pris, puisque c’est un roman tout simplement fascinant, qui nous propulse au cœur de la Rome du 15ème siècle, plus particulièrement sous l’emprise de la sulfureuse famille Borgia. C’est donc avant tout, un cadre tout à fait particulier, très sérieusement renseigné, le travail de recherche y est tout simplement bluffant, la reconstitution de l’époque dans les descriptions, la culture, les codes sociaux, mais plus important encore, toute la politique de cette période, c’est d’une richesse extraordinaire, c’est pointilleux et c’est évidemment d’une importance primordiale, puisque tout se joue sur cette ambiance lourde de menaces. Effectivement, c’est véritablement dans cette atmosphère que toute l’identité du récit se révèle, où les manipulations, les jeux politiques, les manigances et les complots faisaient les grandes heures des Borgia, eux qui étaient prêts à tout pour le pouvoir, pour avoir la mainmise sur chacun, qui faisaient régner la peur, autant que la fascination. C’est dans ce cadre bien particulier, que nous faisons la connaissance de Graziella, fille aînée d’une famille noble, dont son père a malheureusement dilapidé le patrimoine, elle va se retrouver otage des Borgia, pour rembourser ses dettes, elle qui a toujours vécu à la campagne, va se trouver immerger dans un véritable nid de vipères. J’ai retrouvé avec plaisir la plume de Céline Saint-Charle, dans un genre très différent, qu’elle maîtrise pourtant parfaitement, elle a effectué un véritable travail de fourmi pour nous immerger dans cette Histoire, dont l’ensemble est tout à fait réaliste, bien que le parcours de notre héroïne soit purement fictif. Mais justement, elle est le reflet d’une époque, de ces femmes fortes, qui posaient problème, trop intelligente, trop érudite, mais aucun droit de faire valoir ses opinions dans ce monde encore bien trop dirigé par les hommes et lorsqu’elle se trouve bien malgré elle, propulsée dans le royaume des Borgia, c’est sa volonté qui la fera tenir. C’est alors une véritable course contre la montre qui s’engage, aux odeurs d’herboristerie, d’onguents, de simples, mais aussi du pendant plus sombre des herbes médicinales, les poisons, dans cet univers où elle devra se méfier de tous, notre héroïne va apprendre à survivre, à devenir parfois comme ses bourreaux, pour s’en sortir et là où chacun peut cacher un monstre, elle devra apprendre à qui accorder sa confiance ou non.
« Une femme, dans la foule, s’agenouilla pour prier. Un homme se signa lentement. Un autre détourna la tête. Le silence avait remplacé l’enthousiasme. Il ne restait qu’un goût amer. Celui de la cendre, avant même le bûcher. »
En bref : Intrigues et Poisons au Palais Borgia, c’est un récit historique richement travaillé, dont l’ensemble est parfaitement documenté, posant un cadre tout à fait réaliste, tant dans ses jeux politiques, que dans sa reconstitution, le tout, servant un récit fictionnel, qui donne la parole à toutes ces femmes qui ont été passées sous silence trop longtemps et dont l’indépendance faisait d’elles des cibles, des sorcières, tout juste bonnes à alimenter le bûcher !